Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/query.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/query.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/class-wp-date-query.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/class-wp-date-query.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/class-wp-http-streams.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/class-wp-http-streams.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/class-wp-block.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/class-wp-block.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/blocks/navigation-link.php on line 1

Notice: Uninitialized string offset: 0 in /home/enigmar/www/wp-includes/blocks/navigation-link.php on line 1
Archives des Non classé - Page 20 of 21 - Enigmagique

Bottom Deal – une démo

Le Bottom Deal, ou “donne du bas” en français est une technique de triche.

Elle permet de distribuer la dernière carte d’un jeu en donnant l’illusion de donner la carte en haut du paquet, comme on est censé le faire normalement. C’est une technique assez connue, mais assez rarement maîtrisée.

Cette technique est connue principalement du monde des joueurs et des parieurs. Elle a été utilisée dans de très nombreux films, presqu’à chaque fois qu’une histoire parle de tricheurs ou de magiciens, les fausses donnes seront de la partie.

La donne du bas est l’une des 4 ou 5 fausses donnes existantes. Vous pouvez également apprendre la donne en second, la donne grèque (de l’avant dernière carte du jeu), la double donne et la donne centrale. Avec toutes ces techniques, vous pouvez distribuer une carte peut importe sa position dans le jeu.

Peu de magiciens maîtrisent ces techniques, pour trois raisons. Tout d’abord, elles n’ont que peu d’utilité pour des tours de magie. Des techniques plus simples existent, vous aurez un autre mouvement ou deux qui vous permettront d’effectuer le même effet.

Ensuite, ce sont des mouvements qui imposent un mauvais timing. Lorsqu’on fait une fausse donne pendant un tour de magie, les spectateurs seront presque toujours concentrés sur nos mains au moment où on fait la donne. Cela augmente grandement les chances qu’ils se rendent compte du mouvement. D’autant plus qu’une fausse donne faite en isolation, c’est à dire sans donner d’autres cartes avant ou après, a plus de chances de rater.

Enfin, ce sont des techniques très difficiles à exécuter proprement. Contrairement à la magie, la triche est une discipline qui ne pardonne pas. Pendant un spectacle, les gens acceptent, et s’attendent même à être trompés. Pendant une partie de poker par exemple, c’est l’inverse. Les joueurs à la table ne veulent surtout pas qu’il y ait des tricheurs, et si vous avez prévu de tricher vous ne voulez surtout pas qu’ils s’en rendent compte. La donne doit donc être effectuée à la perfection. Elle doit ressembler en tout point à votre donne normale, tant au niveau de la prise, du timing que du bruit que font les cartes.

Pocket Kings, version 2

Ce tour est une version avancée du tour publié il y a quelques semaines : Le roi dans la poche.

Cette version est plus technique, ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Au lieu d’aller chercher les rois à la main dans le paquet, nous avons recours à un changement multiple pour simuler le fait que le spectateur les aurait sélectionés. Cette phase additionnelle, bien que techniquement intéressante, alourdie plus le tour qu’autre chose à mon sens.

Quand les rois sont “sélectionnés” et montrés au spectateur, nous lui demandons de sélectionner une autre carte. Cette carte est mélangée dans le jeu, puis ajoutée aux rois via un changement invisible, que j’appelle le tagliatelle change. Il permet d’échanger la dernière carte d’un groupe avec la dernière carte du paquet.

Une fois que cela est fait, nous sommes dans la même situation que pour le premier tour. Une carte est sortie du paquet depuis le début, et il s’agit d’un roi.

En révélant cette carte, nous expliquons au spectateur que grâce à une misdirection, nous avons remplacé sa carte par un roi. En conséquence, sa carte est parmi les rois.

Mon premier tour de magie

Ce tour est le premier que j’ai créé. C’est un tour très simple, qui commence comme un triomphe, mais qui se termine comme un tour de mentalisme. Et pour cause, c’est techniquement moins difficile de retrouver la carte du spectateur que de trier tout un paquet de cartes dans tous les sens.

La structure du tour est très simple : une carte est sélectionnée et contrôlée, puis le paquet est mélangée et nous retrouvons ensuite la carte du spectateur d’une manière plus ou moins dramatique.

La première phase est très simple. Vous pouvez utiliser n”importe quel contrôle pour récupérer la carte et la remettre en haut du paquet.

Nous allons ensuite mélanger le jeu en faisant attention à la carte du bas du paquet, qui est la carte clé. Le mélange américain que nous réalisons permet de placer la carte clé juste au dessus de la carte du spectateur. Une fois le paquet coupé, la carte est vaguement centralisée et nous connaissons la carte à côté.

Pour la révélation de la carte, nous avons de nombreuses options. La plus impressionnante dans ce contexte est surement de prendre le poul du spectateur et de faire semblant de sentir ses indications pour retrouver la carte dans un ruban. Nous ne savons pas laquelle c’est, puisqu’elle sera face cachée dans le spread, mais nous connaissons la carte clé à côté. En s’arrêtant dessus, avec tout le dramatisme dont nous sommes capables, l’effet est assez fort.

Un premier triomphe

Le triomphe est un type de tour assez connu. C’est une catégorie entière.

Un triomphe est n’importe quel tour où les cartes sont mélangées vers le haut et vers le bas, dans tous les sens. La conclusion du tour est souvent la même : les cartes reviennent toutes dans le même sens, sauf la carte du spectateur.

Il existe autant de versions du triomphe que de magiciens. Cette variété en fait un tour intéressant pour les pratiquants intermédiaires.

Un triomphe est composé de deux phases : le mélange et le tri.

Le mélange est simplement la phase où les cartes sont mélangées ensemble dans tous les sens. Dans la majorité des tours, les cartes ne sont pas vraiment mélangées, car les trier sans que le spectateur s’en rende compte est très difficile. On fait donc semblant de mélanger les cartes, et ce faisant, on en mélange parfois une toute petite partie.

Pour les “trier”, on voit aisément qu’il ne s’agit pas d’une vraie phase technique à proprement parler, puisque les cartes ne sont pas vraiment mélangées. Si nous avons mélangé juste une partie des cartes pour rendre le tour plus crédible, nous avons juste à trier cette partie là, ce qui est assez simple.

Faire semblant de mélanger les cartes est assez technique, cela nécessite souvent de retourner une partie du paquet sans que le spectateur s’en rende compte. Encore une fois, deux options s’offrent à vous : le faire avant le tour, ou le faire pendant le tour. Si vous décidez de le faire pendant le tour, un Hermann Pass est parfait pour cet usage.

Le P Switch

Le P-Switch est un changement de carte. Cela diffère d’un changement de couleur car la carte changée n’est pas automatiquement visible : le changement est dissimulé au spectateur, pour être révélé plus tard.

Cela implique que ces techniques peuvent être utilisées en triche, puisque l’action ne doit pas être visible. Le plus connu des changements de carte sur table est probablement le Mexican Switch.

Le P-switch, pour Perfect Switch, est un changement d’une étonnante propreté : la technique n’a pas de mouvement trop extra-ordinaires par rapport à d’autres changements du même type. Cependant, cela reste une technique pas très pratique, même pour la magie.

L’inconvénient des switchs est leur manque de subtilité. La majorité du temps, ils ont lieu devant les yeux du spectateur, à un moment où son attention est concentrée sur la carte. A moins que votre technique soit parfait et que le switch soit absolument invisible, le spectateur aura la sensation que quelque chose s’est passé. Si cela arrive, même s’ils n’ont pas vu votre mouvement, la suspicion est suffisante pour détruire l’effet.

Ceci étant dit, cela reste un mouvement sympa à montrer à vos amis magiciens !

Une production d’as multiple

Nous avons déjà parlé de productions par le passé. Une production est une technique, souvent visuelle, qui permet de faire apparaître une carte. On “produit” la carte.

Outre les productions simples, où une seule carte apparaît, un grand classique est de produit un carré de cartes, et ce sont très (trop ?) souvent les as qui sont choisis.

Les productions sont un bon type de premier tour à apprendre. L’effet est intéressant et cela force les apprentis magiciens à retenir une suite de mouvements. En plus de cela, les productions sont majoritairement des tours de manipulation, il n’y a pas ou peu de texte.

La production montrée fonctionne ainsi :

  1. Les as sont disponibles dès le début du tour. Il est aussi possible de commencer sans les as et de simplement les produire. J’aime bien l’idée de les perdre pour les retrouver, mais je n’ai pas d’argument convaincant pour ne pas faire l’inverse.
  2. Les as sont perdus dans le jeu. Je fais une version simple du hindu shuffle pour les récupérer. C’est probablement le contrôle multiple le plus simple. Une autre solution, si les contrôles multiples vous font un peu peur, est de perdre les cartes une à une.
  3. Les as sont retrouvés un à un. Le premier via ACAAN : une carte est prise au hasard, c’est un 7. Nous donnons ensuite 7 cartes pour tomber sur un as.
  4. Le second as est produit via un changement de carte sur le 7. Il s’agit d’un tagliatelle change.
  5. Le 3ème apparaît via un pop-up à une main, qu’on retrouve notamment dans le tour du Haunted Deck.
  6. Le 4ème as apparaît via un autre pop-up assez classique. Cela paraît magique mais c’est simplement la conséquence de lâcher la carte au bon moment.

Pour rendre les productions plus intéressantes, plusieurs options s’offrent à vous :

  • Plutôt que de faire une production sur un carré prévu, laissez le choix de la carte au spectateur. Rassemblez ensuite le carré selon sa carte et produisez les. Je pense qu’il est plus intéressant de rassembler les cartes de manière invisible, je suggère d’utiliser un cull pour y arriver.
  • Plutôt que de produire les cartes gratuitement, essayez de le faire pour une raison, par exemple pour utiliser les cartes ensuite.
  • Plutôt que de produire un carré, vous pouvez le faire avec une sélection multiple. Demandez à chaque spectateur de prendre une carte, puis perdez les dans le jeux & retrouvez les.

Le Top Break

Le Top Break est un mouvement de préparation simple. Il sert à isoler une ou plusieurs cartes du reste du paquet pour les manipuler plus facilement ensuite.

Le paquet tenu en prise normale, les cartes du dessus du jeu sont surélevées avec le petit doigt. Elles sont simplement posées dessus. Ceci créé un espace, qu’on appelle un break en anglais, entre ces cartes & le reste du jeu.

L’usage le plus fréquent est en préparation d’une levée double. Dans ce cas là il suffit d’isoler deux cartes. Il existe deux techniques principales.

La première technique est simplement de faire un petit spread, un étalage de quelques cartes, et à récupérer le break en rangeant les cartes. La clé de la réussite de cette technique est de manipuler les cartes en ayant une bonne raison. Si vous n’en avez pas, votre spectateur va se douter de quelque chose.

La seconde technique est d’avoir recours à un Pinky Count, littéralement un comptage du petit doigt. C’est un mouvement plus difficile et plus technique, mais qui est beaucoup moins visible.

Mon conseil est simple : si votre tour se prête à prendre un break depuis un spread, faîte le, sinon, utilisez un pinky count.

Le roi dans la poche

Pocket King

Pocket King est un tour simple mais efficace. Il est basé sur un mouvement technique et sur un détournement d’attention.

Dès le début du tour, une carte est posée, plus ou moins en évidence, sur la table. Elle peut être complètement ou à peine visible.

La sélection de la carte est simple : n’importe quelle carte peut être sélectionnée, du moment que ce n’est pas un roi. Si c’est un roi, le plus simple est de changer de tour, plutôt que de demander à changer de carte.

La carte est remise dans le paquet, puis 4 cartes sont sorties du jeu. Il s’agit visiblement des 4 rois. Ils sont montrés au spectateur avec un comptage Elmlsey. Si vous vous en êtes rendu compte, vous aurez sûrement compris qu’il ne s’agit pas réellement des 4 rois.

Les rois sont posés face cachée sur la table. On explique ensuite au spectateur que nous avons détourné son attention. A ce moment, le tour est essentiellement terminé. Le mouvement technique a déjà eu lieu, il ne reste que la révélation.

Nous montrons au spectateur que pendant qu’il regardait les rois dans notre main, nous avons pris sa carte et l’avons posée sur la table. La révélation est simple : c’est un roi qui est finalement sur la table. Et la carte du spectateur est donc parmi les 4 cartes qui étaient à l’origine des rois.

Une transposition simple et spéciale

Cette transposition est une démonstration simple du potentiel de ce type de tour. Deux cartes sont échangées. L’une de ces cartes est retournée et laissée face verso sur la table, pendant que l’autre est retournée dans le paquet.

Ce qui fait la spécificité de cette transposition est que la performance filmée ne peut être réalisée que face caméra. En effet, le paquet est hors champ pendant une brève seconde, et pendant ce temps une action est réalisée avec le paquet. Ce setup permet de facilement réaliser le premier changement de carte.

Une fois que la carte est posée sur la table, il suffit de retourner l’autre dans le paquet. Pour ce faire, vous pouvez utiliser un retournement comme dans la vidéo, ou un Cardini Change, si vous savez le faire.

Dans une transposition comme celle-ci, l’effet se suffit à lui même, on ajoute rarement une routine verbale car le tour est court.

Un travail de cop

La cop, ou gambler’s cop, est un type d’empalmage. Contrairement à l’empalmage classique, la main est assez ouverte.

Cette vidéo montre un certain nombre de changements de cartes réalisés depuis une cop. L’idée est simple : la carte visible est échangée avec la carte cachée dans la main.

Cette vidéo ne montre que des changements de carte isolée. Il existe également des changements de carte au sein d’un paquet, et évidemment des changements de paquets. Les changements de carte isolée sont généralement les plus risqués. Aucune autre carte n’est là pour cacher le mouvement, et puisque chaque main tient une carte, nous n’avons aucun autre accessoire pour masquer nos actions.

Hors du format vidéo, une performance comme celle-ci n’a que très peu de sens. Pour la plupart des changements de carte, l’angle est très très spécifique. Tellement spécifique que si vos spectateurs sont plusieurs, même côte à côte, vous ne pourrez pas réaliser la plupart de ces changements.

La clé d’utiliser ces mouvements en performance est d’en utiliser un seul, et de l’utiliser à un moment où le spectateur ne s’en doute vraiment pas.

Pour que votre audience ne se doute pas du changement, il faut avant tout que le timing soit le bon. Un changement est tellement suspect que même s’il est invisible, vos spectateurs vont se douter que quelque chose a eu lieu.